Ce que cherchent les financeurs publics lyonnais dans un projet ESS
La Métropole de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes sont parmi les acteurs publics phare de l’accompagnement ESS, via, entre autres, la Métropole de Lyon, la Région, les fonds européens, la Banque des Territoires, France Active, ou encore la CRESS Auvergne-Rhône-Alpes. Leur priorité : des projets qui solutionnent un besoin territorial avéré, au bénéfice des habitants, tout en démontrant leur capacité à s’autofinancer à terme.
- Impact local démontré : Les politiques publiques lyonnaises donnent la priorité aux projets ancrés dans leur quartier, leur arrondissement ou leur bassin de vie. Un projet ESS doit donc montrer clairement sa complémentarité avec l’offre existante à Lyon, et la manière dont il vient résoudre une problématique locale. Les financeurs attendent des chiffres (nombre de bénéficiaires, partenariats locaux, etc.) et des témoignages ou consultations d’acteurs de terrain.
- Modèle économique solide : Un équilibre est requis entre subventions, recettes propres et autres modes de financement (fonds de dotation, mécénat, financement citoyen…). Les porteurs qui s’appuient uniquement sur la subvention sont rarement retenus. À Lyon, certains dispositifs exigent même un pourcentage minimal d’autofinancement (source : Métropole de Lyon, Appels à projets ESS 2023).
- Gouvernance et dimension collective : L’implication des parties prenantes (salariés, bénévoles, usagers, partenaires locaux) est scrutée de près. Une gouvernance claire, démocratique et transparente est un marqueur fort de crédibilité.
- Évaluation de l’impact : Les financeurs publics demandent de plus en plus des indicateurs précis de suivi de l’impact : nombre de personnes accompagnées, emplois créés, tonnes de CO2 évitées, etc. La capacité à suivre ces indicateurs dans le temps rassure sur le sérieux du projet.